Dossier No 130

Article(s): Article 14 (Descriptions et représentations inacceptables)

Préoccupation(s): Langage offensant

Annonceur: Amazon Canada

Région: National

Industrie: Détaillant

Média(s): Marketing Direct – Courriel

Nombre de plaintes: 1

Année: 2024

Description:

Un courriel comporte une sélection de produits d’Amazon, y compris des maillots de corps sans manche pour homme, décrits comme étant de style « wife beater » (batteur de femme).

Plainte:

Le plaignant conteste la publicité car il trouve l’utilisation de l’expression « wife beater » offensante et misogyne. Bien qu’il comprenne que l’expression soit couramment utilisée en anglais pour décrire ce type de maillot de corps, il soutient que cela ne devrait pas servir d’excuse pour perpétuer l’usage d’une telle expression offensante.

Réponse de l’annonceur:

L’annonceur a répondu que ce terme pour désigner ce vêtement était compris et accepté dans le commerce détail et dans la culture populaire. Il a soutenu que l’utilisation de ce terme n’a pas enfreint ses propres politiques car il s’agit d’une référence à une pièce de vêtement et non une approbation d’un comportement dangereux.

Décision:

Le Conseil a examiné la publicité ainsi que la réponse de l’annonceur.

Dans ses délibérations, le Conseil a discuté abondamment de l’utilisation de l’expression « wife beater » et de sa place dans le commerce de détail et la culture populaire. Bien qu’il comprenne que cette description soit couramment utilisée en commerce de détail pour désigner un maillot de corps sans manche pour homme, il considère cet usage comme dépassé et de mauvais goût.

La majorité des membres du Conseil sont d’avis que l’expression est devenue offensante pour une grande partie de la population (même s’ils ont été incapables d’identifier le moment où un changement de perception s’est opéré au sein de la société). En outre, une majorité du Conseil a jugé que le fait que cette expression soit toujours employée témoigne d’une indifférence face à sa signification, ce que certains membres jugent comme normalisant, voire même comme tolérant la violence à l’égard des femmes.

Dans ses délibérations, le Conseil s’est concentré surtout sur le libellé de l’article 14(b) qui interdit entre autres d’encourager expressément ou de montrer une indifférence manifeste à l’égard d’un comportement illicite. Le Conseil ne croit pas que l’utilisation de l’expression « wife beater » constitue un encouragement express à un comportement illicite violent envers les femmes; toutefois, la majorité de ses membres jugent que l’expression revient à afficher une indifférence manifeste à l’égard d’un tel comportement illicite.

Pour ces raisons, une majorité du Conseil a conclu que l’utilisation de l’expression « wife beater » pour décrire un vêtement – bien qu’utilisée couramment au Canada anglais – contrevient à l’article 14(b) en montrant une indifférence manifeste à l’égard d’un comportement illicite violent envers les femmes. Une majorité des membres ont également jugé que l’utilisation de l’expression dans la publicité contrevenait à l’article 14(d) en affichant une indifférence manifeste à l’égard d’attitudes portant atteinte aux normes de décence publique prévalant au sein d’un important segment de la société.

Infraction:

14(b), 14(d) (Descriptions et représentations inacceptables)

Advertiser's Verbatim Statement:

Chez Amazon, nous nous efforçons de maintenir un magasin accueillant pour tous. Nous faisons preuve de jugement lorsque nous autorisons ou que nous interdisons des fiches descriptives, et nous gardons à l’esprit les différences et les sensibilités culturelles de notre communauté mondiale lorsque nous prenons des décisions concernant nos produits. Pour plus d’information sur les lignes directrices que nous appliquons, veuillez vous reporter à notre Politique sur les produits offensants.

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